Marche ou Crève
Marche ou Crève

Marche ou Crève

Deux mois en stop en Europe proche

  • Octobre-Novembre 2019

Le 2 octobre 2019, un an après mes aventures asiatiques, je pars de Bretagne avec mon fidèle sac à dos de 40 Litres, bien chargé. J’enchaîne plus de 5 heures de stop avant d’arriver chez Lolita, qui m’héberge pour la nuit. Le lendemain matin je cours pour attraper mon train mais les portes se referment devant moi, et l’agent de la SNCF me regarde sans une once de compassion, au chaud à l’intérieur. Je passe donc la matinée dans une gare déserte, jusqu’à ce que mon second train arrive pour m’emmener à Lyon. J’y rejoins Kostas chez qui je passe la nuit.

Le lendemain, après avoir acheté un poncho de pluie à Décathlon (bah oui on est en automne je ne me fais pas d’illusion), je fais du stop jusqu’à Besançon et après de longues heures de galère je rejoins Malée. 

Deux jours plus tard, Garance me rejoint. Elle vient de Paris, nous nous sommes rencontrées via un groupe Facebook de voyageuses sur lequel j’avais posté une annonce, et après s’être rencontré en vrai et vu que le courant passait bien, on a décidé de faire cette aventure ensemble ! Le but est de faire une boucle en Europe en ne dépensant que très peu d’argent, donc en faisant du stop, en marchant, et en étant hébergées chez des habitants. Ça va nous pousser dans nos retranchements mais ça va aussi nous apprendre plein de choses.

Le 7 octobre, c’est parti pour deux mois de galères ! On marche sous la pluie, on en profite pour acheter une ardoise sur laquelle noter notre destination (Spoiler Alert : l’ardoise a été lâchement abandonnée dans la dernière voiture de la journée) et après quelques tours et détours nous arrivons à Fribourg en Suisse dans l’après-midi. On se pose au café du Belvédère qui nous offre une vue imprenable sur la vallée, en attendant ma cousine qui finit le travail un peu plus tard. Le soir on se fait une bonne fondue suisse, parce qu’après tout, on doit prendre des forces non ? 

Le lendemain on a tenté d’aller au lac noir en stop mais ce fut un échec alors on décide de retraverser la ville et monter la colline jusqu’à une chapelle et la vue qu’elle nous offre. On redescend en longeant la rivière et le lac à travers la forêt puis revenons par le jardin botanique.

Au jour suivant, la pluie nous réveille, et après avoir empaqueté nos affaires, nous quittons la jolie Fribourg pour rejoindre Genève en stop. Une amie de Garance nous y héberge. Ressortir de Genève le lendemain sera ultra compliqué, il nous faudra 3 heures pour faire 50 km. Un peu dépitées, nous entamons le GR5 à Thonon les Bains vers midi. 

Honnêtement, le premier jour, je suis au bout de ma vie. Autant Garance trace (elle a de grandes jambes aussi!) autant moi j’ai envie de m’arrêter et de faire demi tour… Mais qu’à cela ne tienne, après 7 heures de randonnée, nous arrivons aux chalets de Neuteu à temps pour voir les magnifiques couleurs du coucher du soleil illuminer les montagnes. Les refuges sont fermés en cette période mais une petite cabane avec un sol de terre battue est ouverte et nous y plantons la tente. 

coucher de soleil sur les montagnes
Les Alpes

Je n’ai quasiment pas fermé l’œil de la nuit, entre les souris et le froid (et pourtant j’ai acheté un sac de couchage confort -10°!), le réveil est difficile. On repart sur les chemins, ça grimpe puis descend puis regrimpe, etc. On croise de rares personnes dans les vallées, quelques vaches, puis nous arrivons à la chapelle d’Abondance, où tous les hôtels et auberges sont fermés. Nous n’avons aucune réponse sur Couchsurfing, mais en discutant avec un fermier qui passait par là, il nous conseille une chambre d’hôte un peu plus bas dans le village. Je pense que la gérante a eu pitié de nous : pleines de terres, épuisées, probablement puantes, elle nous offre la chambre pour 30€ et nous profitons d’une bonne douche bien chaude avant d’aller partager l’apéro avec elle. 

Levées à 7 heures le jour suivant, on cherche désespérément du gaz pour le réchaud, et après de multiples magasins et chauffeurs, une fois acheté nous prenons un bon petit déjeuner dans un café. Nous repartons par le chemin des ponts à Morgins, ultra mignon le long de la rivière mais ultra raide quand nous devons atteindre les hauteurs. Arrivées au refuge du lac de Chésery, qui est fermé pour la saison, nous entendons des voix un peu plus haut (Jeanne d’Arc, is that you ? ). Trois hommes installent une éolienne sur une maison qui est en fait une ancienne douane, rachetée et aménagée par l’un des trois. Avec mon culot, ma pitié et mon plus beau sourire, je lui demande s’il accepte de nous laisser y dormir, car vraiment les nuits en montagnes à cette période il fait beaucoup trop froid, et il finit par accepter ! La maison est vraiment chouette, toute en bois, un dortoir pour 12 personnes en haut, autosuffisante en électricité… Eux rentrent à la ville et nous, nous avons cette maison pour nous toutes seules. Après quelques jeux de société, nous nous écroulons. Nous avons toutes les deux des bleus et des bosses aux niveaux des épaules, des clavicules et des hanches, à cause du poids de nos sacs.

Le lendemain c’est reparti, un bout de chemin est fermé alors on tente une alternative qui s’avère être interdit aux piétons (je comprends mieux pourquoi c’était casse gueule…), on repart, Garance me devance toujours au bout d’un moment car nous n’avons pas le même rythme de marche et ce n’est pas un problème mais cette fois ci je me perds… Je traverse un champ, me prends une décharge électrique sur une clôture, marche au milieu des orties… Maps ne m’indique pas le bon chemin et je n’ai pas de réseau pour prévenir Garance. Je marche le plus rapidement possible sous la chaleur car je sais qu’elle m’attend, et une fois l’avoir rejointe (avec beaucoup de retard) on continue jusqu’à la route où on fait du stop pour rejoindre Samoëns où Gaëlle et Liam nous hébergent, grâce à Couchsurfing. Le petit village est très joli, et son lac bleu vaut le détour.

Nous visitons Annecy sous la pluie, remangeons une fondue, et allons randonner à Sixt Fer à cheval qui reste un de mes coups de cœur de ce voyage.

Après s’être reposées plusieurs jours nous repartons sur le GR5, on grimpe bien et en haut nous avons de la neige ! Le lac d’Anterne est magnifique et la vue au sommet l’est encore plus, surtout après être tombée des dizaines de fois à cause de la neige et du verglas. Le descente est difficile, entre échelles et chaînes pour se tenir, nous croisons des bouquetins entre les rochers. En bas nous voyons une maison avec une voiture garée à côté et son propriétaire prêt à partir. Nous traversons la rivière, je cours pour le rattraper (toujours avec mon sac à dos super lourd) et, hilare, il accepte de nous descendre jusqu’à la ville. Après 10 heures de marche et un peu de stop, nous arrivons à Passy chez Sandra et son fils qui nous préparent une bonne tartiflette pour reprendre des forces. 

paysage de montagne enneigé
Dernière journée sur le GR5

Par curiosité nous pesons nos sacs à dos : ils font 17 kgs chacun, sachant que nous avons mangé les snacks et repas lyophilisés, donc ils devaient faire une vingtaine de kilos au départ il y a un peu plus d’une semaine… Entre ça et les dénivelés, je comprends mieux l’état de mes cuisses.

Le lendemain le stop est compliqué, il nous faut 4 heures pour faire 90 km et arriver à Sion où Thibaud nous héberge pour les deux prochains jours. La vieille ville est très mignonne, nous visitons les châteaux de Valère et Tourbillon et croisons un couple qui danse le swing des années 40 en se filmant.

Nous allons ensuite à Brig, faisons une balade dans la forêt des sorcières avec notre hôte suivant, et le jour d’après nous faisons du stop jusqu’à Zermatt et sa montagne emblématique (le symbole de Toblerone, vous voyez?) mais il fait tellement moche que nous ne la verrons jamais… La ville est pleine de boutiques de luxe et d’hôtels grandioses.

Le 22 octobre nous faisons difficilement du stop, de 5km en 5km, jusqu’à Magadino, proche de la frontière Italienne, où nous dégustons une bonne part de pizza avant que Giorgio vienne nous chercher pour nous emmener dans sa petite cabane traditionnelle dans les hauteurs. Dans sa famille depuis trois générations, elle est toute en pierre et pleine d’araignées, et nous entendons les avions et hélicoptères, ainsi que la rumeur de la ville tout en bas. Raté pour la nature apaisante.

Deux jours plus tard nous repartons à 6h30 sous des trombes d’eau, prenons un bon cappuccino dans un café, et changeons d’endroit plusieurs fois pendant une heure jusqu’à ce qu’une voiture ait pitié de nous. Un chauffeur nous laisse sur la bande d’arrêt d’urgence de l’autoroute, c’est une très mauvaise idée ! On fait des signaux de détresse à un camion qui s’arrête, même s’il n’a qu’une place, mais c’est pas grave ça passe, et nous arrivons enfin chez Anna, une retraitée qui nous attend avec une bonne tarte maison. 

Elle habite dans la campagne, nous pensions nous reposer mais elle nous fait comprendre qu’on ne doit pas trop être dans ses pattes et se servir dans le frigo dans la journée, donc on part à Chur, la « capitale » du canton, pour s’acheter à manger, mais cette ville ne vaut clairement pas le détour. On lui offre du chocolat pour s’excuser mais elle nous dit de le garder. Bon, d’accord. Pendant ce voyage on a d’ailleurs un peu abusé du chocolat, mais il est tellement bon en Suisse, et puis après tout, nous devions reprendre des forces après notre randonnée, non ? Nous allons ensuite en haut de la montagne, qui offre une vue privilégiée sur la vallée, et nous bronzons en débardeur, fin octobre, à 2200 mètres d’altitude.

Le 27 octobre, après que nos vêtements propres aient séchés, des voitures de sport nous prennent en stop (parfois on a du bol héhé) et on arrive à Luzern, où Nicolas, assez solitaire et silencieux, nous héberge deux jours. On a plutôt l’impression de le déranger… Pour aller à Zurich, après 1h30 d’attente sous la pluie, le chauffeur nous dépose à l’adresse même où on reste, chez Lionel. Il est ultra sympathique, la ville est très belle, pas oppressante, avec de vieux bâtiments magnifiques. J’en profite pour visiter la bibliothèque universitaire avec son design unique de coque de bateau renversée. On a adoré cette ville. Avant de quitter la Suisse on se fait une dernière fondue, évidemment.

bibliothèque universitaire de Zurich en forme de coque de bateau
Zurich

Pour Halloween nous avons le droit à une allemande qui nous dépose sur une route déserte avec brouillard super épais, bonne ambiance. Mais nous arrivons saines et sauves à Munich, ville qui d’ailleurs ne vaut pas le détour mais notre hôte, Armin, est vraiment sympa.

Quand nous nous dirigeons vers Salzburg, nous attendons looongtemps sur une aire d’autoroute, jusqu’à ce que 5 slovaques type camionneurs nous emmènent. En y réfléchissant après coup ce n’était pas la meilleure idée, heureusement que nous étions deux, parce que sinon je ne serais pas montée dans leur véhicule. Ils nous posent des questions bizarres et graveleuses grâce à Google traduction mais on fait semblant de ne pas comprendre. 

Arrivées chez Jérôme on se fait à manger à … 17h , pour la première fois de la journée, puis nous nous baladons dans les jolies petites rues pleines de touristes. La cité a une ambiance particulière avec ses vieilles allées, on aime beaucoup.

Nous nous reposons les jours suivants car à cause du sac à dos Garance a le dos bloqué. Jérôme, qui travaille dans un restaurant, nous offre un brunch végétarien gargantuesque un matin, puis nous allons visiter le château (gratuit pour les habitants) et nous baladons sur les remparts. La ville est vraiment belle.

Quatre jours après notre arrivée nous repartons, mais attendons 2h30 dans un village désertique avant qu’une voiture accepte enfin de nous prendre, et nous arrivons en fin d’après-midi à Klagenfurt (oui oui) chez Annika et son père, producteurs de fromage (miam). Elle nous fait visiter l’exploitation familiale avant de nous donner du fromage pour le départ.

Conseil de stop : ne vous laissez jamais déposer sur une aire de sos sur l’autoroute. PERSONNE ne s’arrêtera. Il a fallu que l’on marche jusqu’à la sortie, avec les voitures roulant à 130 km/h à côté de nous, pire décision ever. À à peine dix km de la frontière Slovène, nous avons attendu plus de 3 heures sans que les Autrichiens s’arrêtent pour nous, et c’est, au final, un Singapourien qui nous a emmené à bon port. Mais l’aventure ne s’arrête pas là, oh non… Notre hôte, Luka, nous accueille dans un petit appartement miteux, mais ce n’est pas chez lui, c’est chez son voisin, car chez lui il y a … des puces ! Et puis au fil de la soirée des amis à lui arrivent, les uns après les autres, boivent des bières et enchaînent des rails de cocaïne. Bizarrement nous ne sommes pas très sereines. Et tout à coup, Roc, un des invités, me dit qu’il est aussi sur Couchsurfing, et je me rappelle de son profil avec plein de supers commentaires, sauf qu’il ne répondait pas ! J’arrive à négocier pour être hébergées par lui plutôt, en prétextant qu’il habite plus proche du lac Bled (ce qui est vrai) et en fin de soirée nous quittons Luka avec beaucoup de joie. L’hébergement chez l’habitant, ça ne fonctionne pas à tous les coups. On a eu du bol à la fin, et le logement chez Roc est beaucoup mieux,  moderne, bien entretenu et on a une chambre à nous toutes seules.

Nous visitons enfin Bled et nous baladons autour du lac, un endroit superbe avec son église en plein milieu. Nous sommes début novembre donc peu de touristes mais en été ça doit être invivable. Le paysage est vraiment magnifique, ça reste un de nos endroits préférés de ce voyage.

église au milieu d'un lac et montagnes derrière
Le lac de Bled

Le 11 novembre nous repartons, toujours sous la pluie qui ne semble jamais s’arrêter, et visitons Piran, une jolie petite ville d’inspiration italienne située dans une baie en face de Venise. Deux jours plus tard, la ville, comme toute la baie, sera inondée. Heureusement nous sommes à Ljubljana, hébergée par Marjana, une amie de Johannes avec qui j’avais passé une semaine à Jakarta ! Toujours garder les contacts de voyage haha. Nous alternons entre visite et Grey’s Anatomy car vraiment la pluie ne s’arrête pas. Mais le centre est très beau. 

Bien qu’adorable, nous quittons Marjana trois jours plus tard, et avec notre super panneau réalisé au feutre, nous n’attendons même pas cinq minutes. Le chauffeur nous emmène directement à notre ville d’arrivée : Maribor. Il nous achète même un gâteau traditionnel qui s’avère être très bon mais ultra copieux. Andréa nous héberge dans cette ville située à l’est du pays, peu visité, mais ce sera notre deuxième partie préférée de la Slovénie grâce à elle. Elle est super gentille, nous fait goûter plein de plats (il suffit de nous offrir de la nourriture avec Garance et nous voilà conquises), et nous emmène visiter la région : Ptuj, plus vieille ville de Slovénie et une route en forme de coeur dans les vignes, faite pour attirer les touristes.

Un peu moins de deux jours en sa compagnie et nous voilà reparties pour Graz, une ville plutôt pas mal, même si la vue depuis le château ne vaut pas le coup, mais les balades dans les collines et les ruines alentour sont chouettes.

Record battu pour repartir en direction de Vienne : trente secondes d’attente et nous voilà dans un trajet direct avec deux jeunes qui nous déposent devant chez Marie, une amie d’amie, danseuse. Vienne est vraiment magnifique avec de très beaux bâtiments, et on en profite aussi pour se prendre un chocolat…Viennois ! L’extérieur du palais de Sissi est gratuit et nous offre une jolie vue sur la ville. Le midi nous mangeons dans des « Beisl », sorte d’auberge/brasserie viennoise. Il y en a pour tous les tarifs et tous les goûts.

Plusieurs aventures en stop nous amènent à Bratislava car nous n’étions pas très loin de la frontière, où Berk (oui) nous héberge dans son logement : un ancien club, en sous sol. Il est très sympathique mais fêtard, et les deux nuits où nous sommes là ses amis restent jusqu’à 6h du matin et comme il n’y a pas de porte chez lui bah on dort pas des masses. On profite d’un free walking tour pour visiter la capitale Slovaque, on apprend plein de choses, c’est joli, mais c’est surtout l’histoire qui est intéressante. 

À Brno (je ne sais toujours pas comment prononcer le nom de cette ville) nous mangeons du goulash dans un Lokal, une sorte de restaurant/grande cantine avec plein de monde assis sur des bancs autour de grandes tables, il y a une très bonne ambiance. Mais la ville ne vaut pas le détour. Parfois c’est juste que c’est sur le chemin et quelqu’un accepte de nous héberger donc on ne se pose pas de question.

Direction Prague, absolument magnifique, tous les bâtiments sont beaux mais il y a beauuucoup de touristes alors que nous sommes fin novembre. Nous faisons découvrir à notre hôte des musiques bien françaises telles que… Claude François, Fatal Bazooka et Diam’s. C’est cadeau.

Nuremberg est une mignonne petite ville allemande, Heidelberg n’est pas top et son château, qui a l’air magnifique, est payant. Mais au moins nous sommes dans la saison des marchés de Noël donc depuis plusieurs jours on les visite tous. Mais en repartant de cette ville en direction de Stuttgart, c’est notre premier échec. À cause des travaux et du pas de bol nous n’arrivons pas à faire notre trajet en stop et finissons par annuler et prendre un bus pour Strasbourg puisque nous ne sommes pas très loin.

Nous sommes hébergées chez Carole qui n’en revient pas que nous ayons fait deux mois entiers de stop et d’hébergement chez l’habitant, nous allons nous balader au marché de Noël mais il y a énormément de monde évidemment, et le soir nous allons boire un verre avec deux filles rencontrées il y a un mois à Zurich !

Le 30 novembre nous nous séparons à Paris avec Garance et le lendemain je rentre en Bretagne.

ville colorée inspiration italienne sous la pluie
Piran, Slovénie

Cette jolie boucle nous aura emmené en Suisse, en Autriche, en Slovénie, en Tchéquie avec un passage bref en Slovaquie, et enfin en Allemagne avant de rentrer en France. Nous nous sommes fait quelques frayeurs mais honnêtement ramené aux 60 jours d’aventures il y a eu 99 % de positif. Rien de grave ne nous est arrivé, nous avons pris des centaines de voitures, certains nous ont acheté de la nourriture, d’autres ont fait des détours, nous ont déposé pile poile à l’adresse voulue, ont appelé des amis pour venir nous chercher… Une trentaine de personnes nous a hébergé, parfois sur un bout de canapé, d’autres fois chacune dans un lit. Nous avons partagé nos histoires, en avons découvert plein, goûté des plats et des boissons, écouté des musiques… Et pris plein de photos. Vraiment on en a pris plein la vue. On a fait le stock de montagnes, de forêts, de lacs et de couchers de soleil. On a eu un mois d’octobre parfait et un mois de novembre pluvieux qui nous a un peu dégouté et a coupé court à notre tour d’Allemagne, l’épuisement moral et physique se faisant ressentir. On s’est supportées pendant deux mois sans se connaître au préalable, et ça n’a pas toujours été facile mais on peut être fières !

C’était une aventure humaine incroyable, avec très peu de dépenses au final puisqu’on a jamais payé le transport et le logement (à part le bus à la fin et la maison d’hôte au début). Le stop a été assez compliqué en Suisse et en Autriche, ce n’est clairement pas dans leurs habitudes, ils roulent tous avec de belles voitures de riches et ceux qui s’arrêtaient pour nous étaient les plus modestes. Nous attendions toujours minimum une demi heure, plus souvent une heure. Nos plus grosses dépenses ont été : les chocolats chauds, les cappuccinos et… les tablettes de chocolat. On était quasiment à une tablette par jour à un moment, il a fallu qu’on se calme.

Bref, c’était chouette. 


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